Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 16 août 2017

Daesh, dignes héritiers des révolutionnaires français de 1789…



Démythifier l'Histoire officielle…
Daesh n'a rien de commun avec l'islam. Les grands ancêtres authentiques de Daesh sont les révolutionnaires français de 1789. Comment mieux faire comprendre aux générations actuelles ce qu'a été la Révolution française qu'en exposant la folie meurtrière et destructrice de toute marque de civilisation de Daesh… en la mettant en parallèle avec les massacres, pillages, destructions des mois et années qui ont suivi 1789… Merci Thierry Ardisson pour ce magistral témoignage, et votre combat pour l'Histoire…








Le Palais des Tuileries a été incendié par la Commune de Paris en 1871 avant d'être rasé par la République en 1883. Aujourd'hui, combien de Français savent qu'entre le Pavillon de Marsan et celui de Flore s'élevait le Palais des Tuileries qui fermait logiquement le quadrilatère du Louvre ? Dans ce palais qui n'existe plus, parmi tous les héritiers des maîtres des lieux, parmi tous ces Fils de France élevés comme des demi-dieux, aucun n'est monté sur le trône ! Louis XVII, le fils de Louis XVI. Séquestré dès l'âge de huit ans à la Prison du Temple, victime d'un véritable lavage de cerveau, "Chou d'Amour" finira par affirmer que sa mère, la Reine Marie-Antoinette, l'a obligé à coucher avec elle ! Napoléon II, le fils de Napoléon l". Exilé à Vienne, étouffé par la Cour des Habsbourg, l'Aiglon ne peut oublier qu'il est l'héritier du Roi des Rois, celui qu'ils appellent l'Ogre, il se laissera mourir à vingt et un ans... Louis-Philippe II, le fils de Louis-Philippe l Beau, intelligent, courageux et passionné par les problèmes sociaux, le Duc d'Orléans aurait pu instaurer en France une Monarchie moderne, mais il se tuera à Neuilly dans un stupide accident de calèche, à l'âge de trente et un ans ! Henri V, le petit-fils de Charles X. Fils posthume du Duc de Berry, "l'Enfant du Miracle" est élevé par la fille de Louis XVI qui lui inculque une vision telle de la Monarchie que lorsqu'en 1873 une réelle possibilité de Restauration E se présente, le Comte de Chambord la fait échouer en refusant le Drapeau Napoléon IV, le fils de Napoléon III. "Loulou" veut être un grand héros, un vrai Bonaparte, mais l'Armée Française ne veut pas de lui, alors il s'engage dans la British Army pour partir en Afrique du Sud où il sera bêtement tué à vingt-trois ans par les Zoulous, un suicide ! Dès la sortie de son fameux Louis XX en 1986, Thierry Ardisson s'était promis de raconter l'histoire de ces cinq petits dauphins qui n'ont jamais régné : les Fantômes des Tuileries. La voici.





mardi 15 août 2017

15-Août : Assomption de notre reine, la Vierge Marie et fête de la France…


Combien de fois la sainte Vierge a su défaire les nœuds les plus étroits de notre histoire ? Rappelons nous en ce 15 août, que la dévotion à Marie a déjà sauvé la France. Le plus pertinent à citer ces temps-ci, aux vues du terrorisme instauré par l’islam de Daesh, sera la bataille de Lépante. Un affrontement meurtrier entre monde chrétien et monde musulman : la victoire est donnée, contre toute attente à la flotte occidentale contre la flotte musulmane dite insubmersible. Et comment ? Grâce à l’appel universel du pape, exhortant la chrétienté à prier le Rosaire. C’est le Rosaire qui donne la victoire, il est une véritable croisade non sanglante.

Le salut de la France meurtrie serait donc entre nos mains ? N’en doutons pas, la prière triomphe de tout. En 1637, Louis XIII prévoit cette consécration à la sainte Vierge comme offrande pour obtenir la venue d’un héritier, qu’il obtint promptement. 2017 approche, et l’avenir de la France est incertain : prions donc le rosaire afin d’obtenir un bon chef d’État.

Il appartient à chaque enfant de France de prier…







Louis-Alexander Désiré chante l'Ave Maria


C'est Louis XIII qui fait du 15-Août la fête de la France…

Louis XIII et Anne d'Autriche sont mariés depuis 1615… mais leur premier enfant ne naît qu'en 1638, après 23 ans de leur mariage. Lorsque en février 1638, il  apprend que la reine est enfin enceinte, Louis XIII signe à Saint-Germain-en-Laye des lettres patentes plaçant le Royaume "sous la protection spéciale de Marie, mère de Jésus".

Le 5 septembre 1638, la naissance de ce premier enfant au château de Saint-Germain-en-Laye apparut comme miraculeuse… L’enfant, le futur Louis XIV, fut prénommé Louis Dieudonné, car on voyait en sa venue une grâce du ciel après le vœu de Louis XIII et la consécration de la France à la Vierge Marie. Deux ans plus tard naissait Philippe, futur duc d'Orléans.

Le 15 août 1638, partout dans le Royaume on avait célébré la consécration faite par Louis XIII à la Vierge, en lui remettant "sa Personne, son État, sa Couronne et ses Sujets".

Des processions en l'honneur de la Vierge et de la France ont désormais lieu dans tout le pays, tous les ans, le 15-Août. Des pèlerinages sont organisés, des enfants consacrés à Marie. Une fête qui reste très importante, dans un pays encore massivement catholique…

Le jour que l'on pourrait donc qualifier de « fête nationale de la France » reste bien le 15-Août, ce jour consacré à la Vierge Marie, toujours férié aujourd'hui, à la fois fête religieuse importante et fête dynastique. Temporel et spirituel se confondant, le Roi l’est "de droit divin", associer le religieux et le politique semble non seulement naturel mais souhaitable.


Consécration de la France à la Sainte Vierge : Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638











Le 14 août au soir, procession sur les quais de la Seine
en direction de l’embarcadère des bateaux


Notre-Dame de Paris et le vœu de Louis XIII, une dévotion contemporaine

Le 10 février 1638, le roi Louis XIII consacre la France à la Vierge. De par ce vœu sont instaurées dans toute la France les processions mariales aux fêtes de l’Assomption, la première à Notre-Dame le 15 août 1638. La cathédrale de Paris devient ainsi le mémorial perpétuel de cet acte de consécration, chaque année y sera commémoré le vœu royal. Certaines années seront plus particulièrement marquées, au rang desquelles : le centenaire, en présence de Louis XV, le tricentenaire et, en 1988, le 350e anniversaire présidé par le cardinal Lustiger alors archevêque de Paris.

Louis XIII prendra aussi parallèlement à ce vœu l’engagement de faire reconstruire le chœur et le maître-autel de Notre-Dame de Paris. Ce chantier, débuté en 1699, ne sera exécuté que dans la dernière partie du règne de Louis XIV. Sera ainsi mis en place un décor baroque grandiose conçu par Hardouin-Mansart et de Cotte, dont subsiste encore aujourd’hui les stalles et, dominant la perspective de la cathédrale, la Piéta de Coustou entourée des statues de Louis XIII, remettant sa couronne et son sceptre à la Vierge, et de Louis XIV.


Louis XIII offrant à la Vierge sa couronne et son sceptre
Chœur de Notre-Dame, Guillaume Coustou, sculpteur, 1715 - © P. Lemaître

Si la tradition du renouvellement du vœu s’est perpétuée (hormis pendant les périodes révolutionnaires), celle de la procession dans Paris s’était éteinte au XIXe siècle au profit d’une procession à l’intérieur de la cathédrale. C’est en 1988, à l’occasion du 350e anniversaire du vœu, que le Père Jacques  Perrier, alors curé-archiprêtre de la cathédrale, réinstaura cette tradition en « sortant » de la cathédrale la statue en argent de la Vierge offerte par Charles X en 1826. Cette procession mariale se perpétue depuis, s’étendant même au fil des années, et parcourt aujourd’hui les Îles de la Cité et Saint-Louis via les quais de la Rive Gauche. Au milieu des 150 000 pèlerins, fidèles et visiteurs qui passeront à Notre-Dame pour ces fêtes de l’Assomption, 5 000 assisteront le 14 au soir à la procession fluviale embarqués dans treize bateaux sur la Seine et plus de 10 000, le 15 après-midi, à la procession dans les rues de Paris. Cette dernière se clôt dans la cathédrale, comme depuis 1638, par le renouvellement du vœu de Louis XIII :

Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, et que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix, que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.

Si ces célébrations ont toujours été présidées par le cardinal-archevêque de Paris ou l’un de ses auxiliaires, elles le sont depuis plusieurs années par des cardinaux-préfets (en 2010 le cardinal Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, en 2011 le cardinal Marc Ouellet, préfet pour la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique Latine, en 2012 Monseigneur Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation). Outre l’intérêt particulier porté et renouvelé chaque année par le Saint Père à ces célébrations à Notre-Dame de Paris, il y a dans ces manifestations le signe fort que la nouvelle évangélisation, au travers des prières pour la France, engage l’avenir et s’appuie sur la Vierge au travers de l’acte de consécration de Louis XIII.





15-Août : Assomption de notre reine, la Vierge Marie et fête de la France (2016)…


mercredi 5 juillet 2017

Une gifle, 55 ans après, à la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie





Une photo

Le numéro de l’Été 2012 de la revue Mémoire d’Empire publiée par l’Association pour la Mémoire de l’Empire français est consacré principalement au triste cinquantenaire de l’abandon de l’Algérie par le régime gaullien.

Tout y est intéressant. Mon attention a été particulièrement attirée par une photo publiée à la page 45, en illustration d’un article consacré à la tragédie d’Oran du 5 juillet 1962. Avec la complicité passive des troupes commandées par le sinistre général Katz, les fellaghas enlevèrent, torturèrent, massacrèrent et firent disparaître dans des conditions indicibles, plusieurs milliers d’Oranais.

Cette photo d’une rue d’Oran, ce 5 juillet 1962, représente un groupe d’une quinzaine d’hommes de tous âges et une seule femme. Ce groupe surveillé par un homme tête nue, vêtu de noir et armé d’une mitraillette, avance, manifestement contraint. Les hommes ont l’air inquiets. L’un d’eux tourne la tête pour regarder, avec anxiété, l’homme armé qui les conduit. Aucun ne parle. L’angoisse sourd de leur attitude, de leur pas mal assuré, de la position de leurs épaules, de leurs regards !

La femme, en robe d'été, environ 35 ans, mince, belle, les traits du visage fins, marche la tête droite, le regard fixe et lointain. Elle serre les mâchoires, elle serre les lèvres, elle serre les poings. On comprend qu’elle sait les traitements ignominieux qui l’attendent avant une mort certaine et sans doute douloureuse. Elle veut cacher sa peur, elle veut garder sa dignité jusqu’au bout. Elle ne veut pas donner à ses bourreaux le plaisir de voir sa détresse, son angoisse, ses faiblesses. Cette brune, fine, aux traits classiques, peut-être d’origine espagnole, comme beaucoup d’Oranais, fière, veut rester digne. On peut supposer qu’elle prie intérieurement pour demander à Dieu de l’aider à mourir chrétiennement malgré les humiliations ignobles qu’elle pressent, les souffrances physiques qu’elle appréhende, elle espère pouvoir conserver son courage et rester moralement humaine vis a vis de la bestialité de ses bourreaux.

Voila ce que la photographie laisse supposer de cette femme. Son attitude incarne le Stoïcisme grec, la « Virtus » romaine, la foi des premiers martyrs chrétiens. C’est la statue du courage humain, chrétien, français face à l’animalité déchaînée.

Honneur à cette Oranaise, pour nous anonyme. Sa dignité est une gifle qui retentit encore, cinquante ans après, sur la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie ! Mentez, mentez salauds ! L’attitude de cette femme rétablit la Vérité !

Paul Gard



Oran, 5 juillet 1962, ces Européens s'étaient réfugiés dans l'église du Saint-Esprit, place de la Bastille…
les hordes du FLN sont venues les enlever sous les yeux du prêtre impuissant…




lundi 3 juillet 2017

Mers-el-Kebir 1940, le crime de guerre de Churchill


Requiem pour les Marins de Mers-el-Kebir


Vincent Bourricot

Vincent Bourricot est né le 05 décembre 1910 à L'Hôpital-Camfrout (Finistère)… Vincent Bourricot a été blessé sur le "Bretagne" le 3 juillet 1940 à Mers-el-Kébir, puis il est mort sur le "Primauguet" à Casablanca en novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord… Il était Second-Maître canonnier. Son unité : Primauguet. Son décès est inscrit à la commune de Le Faou. Document portant la mention Mort pour la France (MPLF) : Oui…


L’attaque de la flotte française par une escadre britannique, les 3 et 6 juillet 1940, a laissé une blessure profonde dans la mémoire des rescapés et des proches des marins disparus. 1297 marins français sont massacrés par leurs alliés anglais… D’innombrables blessés affluent à l’hôpital militaire d’Oran, l’hôpital Baudens… Tous ces jeunes marins n’attendaient que la poursuite du combat contre l’Allemagne occupante. Ils sont trahis, abandonnés, sacrifiés… Dès le 21 juin 1940, la Royal Navy a positionné en Méditerranée la force H de Gibraltar, commandée par l'amiral James Somerville. Cette flotte compte un porte-avions, deux cuirassés, un croiseur de bataille, deux croiseurs, onze destroyers. La Marine française, sous le commandement du vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul, aligne dans le port de Mers el-Kébir deux croiseurs de bataille, deux cuirassés anciens, six contre-torpilleurs, quinze torpilleurs, un transport d'hydravions et six sous-marins. Le cuirassier « Le Bretagne » subit les plus lourdes pertes : 36 officiers, 151 officiers-mariniers, 825 quartiers-maîtres et marins… 1012 soldats de la Marine… Victor Le Borgne, matricule 0597, est fusilier-marin sur « Le Bretagne »… Un hommage rendu à un grand-père tué ce jour-là… Les vidéos qui suivent sont mises en ligne par son petit-fils, Nicolas. Mers el-Kébir 1940, un blog émouvant, sincère, vrai, très documenté, un forum avec de nombreux commentaires qui s’affrontent parfois mais d’une rare qualité…














Qui sont les responsables de cette tragédie…  les Anglais… les Français… Les principaux protagonistes :  Winston Churchill et l’amiral James Somerville, l’amiral François Darlan et le vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul… DeGaulle ? DeGaulle, à Londres, n’a aucune influence directe. Pourtant dès le 8 juillet, il justifie « sans ambages » l'opération Catapult :
« [...] en vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement de Bordeaux avait consenti à livrer les navires à la discrétion de l’ennemi. Il n’y a pas le moindre doute qu’en principe et par nécessité l’ennemi les aurait employés soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre Empire. Eh bien, je le dis sans ambages, il vaut mieux qu’ils aient été détruits. » 
L’image de DeGaulle auprès des Français d’Algérie est dès lors détestable, il s’en souviendra 20 ans après… La lecture des discours virulents de DeGaulle à la BBC, les jours précédant l’opération Catapult, discours insistants affirmant que la flotte française sera livrée à l’Allemagne  par le Maréchal Philippe Pétain au mépris de la parole donnée, laisse à penser que la responsabilité de DeGaulle est fortement engagée dans la décision de l’Angleterre d’intervenir afin d’éviter que ces redoutables navires français rejoignent les forces allemandes. De Gaulle se trompe ou comme toujours feint de se tromper sur les intentions du Maréchal Philippe Pétain…  Le sabordage de la flotte française à Toulon deux ans plus tard, en témoigne encore… De tous les généraux français, DeGaulle est bien le premier à avoir trahi… Il déserte, suscite une rébellion sans réserves contre un gouvernement légitime…  Ne revient sur le territoire national, la victoire acquise par ceux qui ont effectivement combattu, que pour cueillir les honneurs et le pouvoir… Livrer la France aux massacres et aux horreurs de l’Épuration…. Et, entreprendre, lui et ses séides, une monstrueuse opération de manipulation et falsification de l’Histoire.  Falsifications qui par l’école, relayée par les médias, ont maintenant contaminé imprégné désinformé plusieurs générations de jeunes Français. Nous en subissons aujourd’hui et pour encore longtemps toutes les conséquences… Le Maréchal Philippe Pétain est devenu un salaud… De Gaulle le Sauveur… Quand DeGaulle décrit le Maréchal Philippe Pétain en homme en manque de pouvoir, il ne fait que dessiner un autoportrait…

Ces vidéos ont été mises en ligne par  Nicolas, petit-fils de Victor Le Borgne, matricule 0597, fusilier-marin sur « Le Bretagne » : Mers el-Kébir 1940, un blog émouvant, sincère, vrai, très documenté, un forum avec de nombreux commentaires qui s’affrontent parfois mais d’une rare qualité…











dimanche 25 juin 2017

Avec la Communauté syrienne de France, Semaine Sainte et Pâques à Damas…



"Seigneur, donne la paix à notre pays, la Syrie”

Semaine Sainte et Pâques à Damas…  Participation aux offices Bab Sharqi (باب شرقي) en cette église al-Zeitoun ou des Oliviers [كنيسة الزيتون], ainsi que les Damascènes désignent familièrement leur cathédrale grecque melkite catholique… Immersion dans la Beauté transcendante du Sacré... Approfondissement de la découverte des rites propres aux églises d'Orient... de la puissance incomparable de la langue arabe, ses chants, ses prêches, dans l'invocation du Sacré… de pratiques catholiques fidèles aux traditions… voilette à la disposition des femmes avant de recevoir l'Eucharistie... communion sous les deux Espèces, le Pain et le Vin... Confirmation parfaite et exemplaire des sensations partout déjà reçues à Damas et en Syrie... Lieux, situations dans lesquels chacun, même étranger se sent partout chez lui et dans la plénitude de la célébration de la vie, de la Foi, de l'Éternité comme jamais nulle part ailleurs... La Syrie, un pays - sans doute le seul au monde - où l'étranger voudrait ne pas seulement passer mais s'y arrêter... où il reviendra inexorablement...


S.B. Gregorios III Laham
Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem,
Chef et Père de l’Église patriarcale grecque-melkite catholique

Une participation attentive et pieuse aux offices reste évidemment incompatible avec la prise systématique de photographies et de films… Aussi les photos et les enregistrements vidéos ici présentés des cérémonies ne témoignent que de courts moments des jours de cette semaine sainte… Ces offices ayant été retransmis et enregistrés en direct, chacun pourra les revivre en se reportant sur ce lien…    


 Jeudi Saint en l'église des Oliviers…


















Veillée du Vendredi Saint en l'église des Oliviers… 


Vendredi Saint à Damas… En ce jour, comment mieux que dans cette Syrie agressée blessée martyrisée percevoir, deux millénaires après, que les assassins et leurs commanditaires sont toujours les mêmes ? Que la Résurrection soit terrible… contre ceux-là, et leurs complices, qui ont osé tenter tuer Dieu et prétendent toujours régner à sa place. 

Difficile de rendre compte de l'immense ferveur qui accompagne cette cérémonie. La cathédrale était pleine, un écran géant était installé sur le parvis qui ne pouvait accueillir toute la foule… nombreux étaient ceux contraints de rester sur la place des Oliviers…
































Samedi Saint en l'église des Oliviers…
Les cloches sonnent à nouveau









































Lundi de Pâques en l'église des Oliviers…
sur le parvis de la cathédrale et place des Oliviers





























Le reportage vidéo intégral des différentes cérémonies de la semaine sainte peut être consulté en suivant le lien ci-après (ceux qui ne lisent pas l'arabe se repèreront facilement d'après les dates : cette année 2017 le dimanche des Rameaux était le 9 avril et le dimanche de Pâques, le 16 avril) :



Patriarcat - Grec Melkite Catholique - Siège patriarcal d'Antioche - Damas

*    *    *

L'église al-Zeitoun (كنيسة الزيتون), située dans le quartier Bab Sharqi (باب شرقي) de la vieille ville de Damas, siège du patriarcat grec-melkite catholique, est plus formellement connue sous le nom de cathédrale de Notre-Dame al-Niah [كاتدرائية سيدة النياح] ou Notre-Dame de la Dormition, nommée ainsi en l'honneur d'une icône de la Vierge Marie abritée à l'intérieur.
L'église a été construite en 1833-1834 après que le sultan Mahmoud II (محمود الثاني) ait assoupli les restrictions imposées aux chrétiens sous l'Empire ottoman interdisant la construction de nouvelles églises. L'église a été fortement endommagée lors des violences sectaires qu'a connues la Syrie en 1860, mais les restaurations étaient terminées dès 1864.







L'église al-Zeitoun [كنيسة الزيتون] a été construite principalement à partir de pierre basaltique noire commune à la région désertique volcanique au sud-est de Damas. Les plafonds, élevés, sont voûtés et soutenus par de hautes colonnes. Ces plafonds, peints en blanc, offrent un magnifique contraste avec les piliers de basalte noir, tout comme les sols en marbre blanc.

















*    *    *





Sa Béatitude Joseph Absi

Les évêques melkites, réunis en Synode, ont élu le mercredi 21 juin 2017 leur nouveau patriarche. Il s'agit de Sa Béatitude Joseph Absi, jusqu'alors vicaire patriarcal à Damas. Âgé de 71 ans, originaire de Damas, ce musicologue de formation, succède au patriarche Grégoire III Laham, dont la démission avait été acceptée le 6 mai dernier par le pape François.

Depuis le 6 mai jusqu’à ce jour, l'Église grecque-melkite, était administrée par Mgr Jean-Clément Jeanbart (74 ans), archevêque d'Alep et doyen du Synode.

Sa Béatitude Joseph Absi est né à Damas le 20 juin 1946. Il est entré dans la Société des Missionnaires de Saintt-Paul, où il avait été ordonné prêtre le 6 mai 1973. Après avoir terminé ses études de philosophie et de théologie au Séminaire majeur de Saint-Paul à Harissa (Liban), il a obtenu la licence de philosophie à l'Université libanaise, la licence en théologie à l'Institut Saint-Paul de Harissa, et le Doctorat en Sciences musicales et en hymnographie byzantine à l'Université du Saint-Esprit de Kaslik, toujous au Liban.

Il a été professeur de philosophie à l'Institut Saint-Paul, professeur de grec et de musicologie à l'université du Saint-Esprit de Kaslik. Il a aussi été supérieur général de son institut religieux.

Depuis le 15 juillet 2001, il était archevêque titulaire de Tarse des Grecs melkites, à la Curie patriarcale de Damas.

L’Église grecque-catholique melkite, dont le siège est à Damas (Syrie), est une Église de rite byzantin unie à Rome depuis le XVIIIe siècle. Elle rassemble 1,3 million de fidèles, principalement en Syrie, au Liban, en Terre Sainte et dans les pays de la diaspora, notamment aux États-Unis.

Comme il est de coutume, au lendemain des élections de patriarches d'Églises orientales en communion avec Rome, le Pape François lui a accordé la "communion ecclésiastique", dans une lettre en français rendue publique ce jeudi 22 juin.

En voici le texte complet :

« À Sa Béatitude Youssef

Patriarche d’Antioche des Gréco-melkites

C’est avec une grande joie que j’ai reçu la lettre par laquelle vous m’avez informé de votre élection comme Patriarche d’Antioche des Gréco-melkites, par le Synode des Évêques, en me demandant l’Ecclesiastica Communio.

Je tiens à vous féliciter et à vous assurer dès maintenant de ma prière afin que le Christ, Bon Pasteur, vous soutienne dans l’accomplissement de la mission qu’il vous a confiée et pour le service qui vous est demandé.

L’élection de Votre Béatitude survient dans une situation délicate pour la vénérable Église gréco-melkite et à un moment où bien des communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont appelées à témoigner de façon spéciale de leur foi dans le Christ mort et ressuscité. En ce temps particulièrement difficile, les Pasteurs sont appelés à manifester communion, unité, proximité, solidarité et transparence devant le peuple de Dieu qui souffre.

Je suis certain que Votre Béatitude, dans une fraternelle harmonie avec tous les Pères du Synode, saura, en toute sagesse évangélique, être non seulement ‘‘Pater et Caput’’ au service des fidèles de l’Église gréco-melkite, mais aussi un témoin fidèle et authentique du Ressuscité.

C’est pourquoi, Béatitude, en tant que successeur de Pierre appelé par Jésus à conserver dans l’unité son unique Église, je vous accorde avec une profonde joie la Communion Ecclésiastique sollicitée en conformité avec le Code des Canons des Églises Orientales.

En vous confiant à la maternelle protection de la Très Sainte Mère de Dieu, je vous accorde volontiers la Bénédiction apostolique que j’étends aux évêques, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses ainsi qu’à tous les fidèles de l’Église gréco-melkite.

Du Vatican, le 22 juin 2017

FRANÇOIS »


vendredi 23 juin 2017

Avec la Communauté syrienne de France, prière à Notre-Dame de Soufanieh [ﺳﯾدة اﻟﺻوﻓﺎﻧﯾﺔ]



Le père Élias Zahlaoui a bien voulu accueillir la Communauté syrienne de France, une fois de plus, en son église Notre-Dame de Damas de la paroisse de Koussour. Après un long entretien amical le père Élias Zahlaoui nous a fait conduire à Soufanieh en la maison de Myrna et Nicolas pour un moment de recueillement et de prière…



En compagnie de Myrna Nazzour (3ème depuis  la gauche) devant l'icône miraculeuse à Soufanieh

Notre-Dame de Soufanieh [ﺳﯾدة اﻟﺻوﻓﺎﻧﯾﺔ] témoigne d'évènements inexpliqués, bouleversants, qui se succèdent à un rythme étonnant : écoulement d'huile d'une réplique de l'icône de la Vierge Marie, effusion d'huile pure sur le visage et les mains de Myrna Nazzour, jeune femme grecque-catholique de 18 ans, simple, équilibrée, mariée depuis sept mois qui revivra la Passion du Christ avec les stigmates et verra la Vierge Marie au cours d'apparitions et d'extases. Le premier évènement survint le 22 novembre 1982. Myrna priait avec d'autres membres de sa famille lors d'une visite chez sa belle-sœur malade, quand soudain, elle ressentit une chose étrange, indescriptible : tout son corps frissonnait comme si une force émanait d'elle. L'huile venait de couler de ses mains pour la première fois. Le deuxième évènement, dans le foyer de Myrna et Nicolas à Soufanieh, débuta le 27 novembre 1982 coïncidant avec la date anniversaire de l'apparition de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré en 1830 rue du Bac à Paris…
Une ligne de force majeure de ces apparitions mariales est l'Unité des chrétiens d'Orient et d'Occident. L'Icône exsuda de l'huile encore en 2001 lors de la Semaine Sainte, cette année-là commune aux catholiques et orthodoxes.


L'huile commença à exsuder d'une petite réplique de l'icône de la Vierge de Kazan,
achetée par Nicolas à Sofia en Bulgarie, en l'église orthodoxe Alexandre Nevsky en août 1980.




Bientôt 35 ans depuis les premières manifestations mariales le 27 novembre 1982, et la maison du quartier de Soufanieh demeure dans toute sa simplicité, aussi accueillante qu'aux premiers jours des événements, dans une atmosphère de paix, de joie, de sérénité et de gratuité totale en dépit des servitudes que les visites imposent à la maisonnée. Myrna et Nicolas, ainsi que leurs deux enfants, Myriam (née le 15 octobre 1986, mariée en 2010) et Jean-Emmanuel (né le 26 juillet 1988), dans un effacement humble, une générosité imprégnée de l'esprit de l'Évangile continuent à accueillir à n'importe quelle heure, de jour comme de nuit, les pèlerins de toutes confessions qui affluent des quatre coins du monde. 

La prière n'a pas cessé un seul jour depuis ce 27 novembre 1982, quels que soient le temps ou les circonstances, prière à laquelle participent spontanément de nombreux musulmans, la Vierge tenant en Islam une place inégalée.








Autour du père Élias Zahlaoui, en l'église Notre-Dame de Damas à Koussour


L'église Notre-Dame de Damas à Koussour





*   *   *


Le père Élias Zahlaoui et Myrna Nazzour
en visite de témoignage et de prière
en France  en ce mois de juin 2017














Programme de la tournée de Myrna Nazzour et du père Élias Zahlaoui, son directeur spirituel, organisée par Guy et Mylène Fourmann de Compiègne amis et fidèles de Notre Dame de Soufanieh [source : Jean-Claude Antakli]

Les témoignages auront généralement commencé par le chapelet et terminé par la Sainte Messe. contact : sdfourmann@hotmail.fr


5 juin 2017 à 18 heures : Église Saint Ayoul - place Saint-Ayoul à Provins 77160
6 juin 2017 à 10 heures : Carmel Marie Mère de Dieu, Forges-Montereau 77130
6 juin 2017 à 19 heures : Église Saint Aspais - rue Saint-Aspais, Melun 77000
7 juin 2017 à 18 heures : Basilique de Longpont, place des Combattants, Longpont-sur-Orge 91310
8 juin 2017 à 18 heures : Église Saint Joseph, 57 avenue Roger Salengro, Vaulx-en-Velin 69120
9 juin 2017 à 20 heures : 5 place Chanoine Coupat, Saint-Genis-Laval 69230
10 juin 2017 à 14 heures : Église du Sacré-Cœur, rue du Sacré-Cœur Avignon 84000
12 juin 2017 à 18 heures : Cathédrale Saintt Léonce, 58 rue de Fleury, Fréjus 83600
13 juin 2017 à 16 heures 30 : Église Saint Cléophas, place de l'Abbé Crebassol, Montpellier 34070
15-16 juin 2017 à 18 heures : Camp Dominique Savio, route de Paréac, Julos 65100 (Lourdes)
19 juin 2017 à 18 heures 30 : Église Saint Pierre, rue Saint-Pierre, Roye 80700
20 juin 2017 à 18 heures : Église Saint Jacques, place Saint-Jacques, Compiègne 60200


Pour information et mémoire, ceux qui souhaitent avoir une bibliographie complète sur l'Itinéraire de Myrna en France et dans le monde peuvent contacter Jean Claude Antakli : 9 avenue Edmond d'Esclevin, Juan-les-Pins (06160).

Jean-Claude Antakli : Le Silence de Dieu



Le Silence de Dieu comme les autres livres de Jean Claude Antakli peuvent être commandés directement auprès de l'auteur, pour éventuellement une dédicace. L'intégralité de ses droits d'auteurs sera versé au profit des enfants et des victimes syriennes de à Alep, sa ville natale.

*   *   *

Élias Zahlaoui






Le père Élias Zahlaoui officie à l’église Notre-Dame de Damas, dans le quartier de Koussour. Dénonçant la propagande occidentale sur la Syrie et les exactions inhumaines de l’État d’Israël en Palestine, il interpelle également l’Église d’Occident sur sa complicité avec les puissances atlantistes.

Quelques éléments biographiques

Né en 1932 à Damas, Élias Zahlaoui étudie en Syrie, au Liban puis à Jérusalem, où il approfondit ses connaissances en philosophie et en théologie. Il poursuit ensuite son cursus en France, à l’université de Lyon, pour y étudier la psychologie.

Ordonné prêtre en 1959, il est nommé au Liban. Il démissionne trois années plus tard et retourne à Damas où il enseigne jusqu’en 1966. Touché cette même année par une maladie affectant les cordes vocales, il se tourne alors vers l’écriture et le théâtre.

Il fonde en 1968 le Foyer universitaire paroissial. Le père Zahlaoui est membre de l’Union des écrivains arabes depuis 1973 et de la Société d’Art dramatique. Il a été choisi pour être membre du Comité populaire d’appui à l’Intifada (insurrection palestinienne) depuis sa création en mai 2001. Il a écrit sur de nombreux sujets, notamment la question palestinienne.

Une cérémonie a eu lieu en son honneur dans le Palais du Peuple à Damas le lundi 6 juillet 2009. Il y a été remercié et honoré par la Première Dame de Syrie, Asma al-Assad, au nom de tous les Syriens.

Depuis le début de l’attaque occidentale contre la Syrie, le père Élias Zahlaoui a écrit plusieurs lettres ouvertes, notamment à François Hollande et Laurent Fabius.

Deux de ses ouvrages ont été traduits en français : Soufanieh. Chronique des apparitions et manifestations de Jésus et de Marie à Damas (1982-1990) (François-Xavier de Guibert, 1991) et Souvenez-vous de Dieu. Messages de Jésus et de Marie à Soufanieh (1982-1990) (François-Xavier de Guibert, 1991).

*   *   *

Notre-Dame de Soufanieh, Damas, Syrie

Un prêtre arabe catholique de Syrie a invité à Damas le "président d’un grand pays"… Nous avons répondu à l'invitation avec la Communauté Syrienne de France (novembre 2016)

Témoignage de Myrna Nazzour (de Soufanieh) en France


Une lumière nouvelle va jaillir de l’Orient

Conférences en France de Myrna – apparitions de Soufanieh

Conférence de Myrna à Bordeaux






mercredi 21 juin 2017

Avec la Communauté syrienne de France, retour à Maaloula



Maaloula, un pèlerinage quasi incontournable de chacun de nos voyages avec la Communauté syrienne de France… Prochain rendez-vous en septembre prochain…






Entre le 6 et le 8 septembre 2013, la ville de Maaloula dont les habitants sont majoritairement chrétiens grecs-catholiques, est entrée tristement dans l'actualité après avoir été prise d'assaut par les égorgeurs amis de Laurent Fabius, à la solde de l'Arabie Saoudite et du Qatar, qui y ont détruit la statue de la Vierge Marie, bleu ciel et blanc, et renversé des croix aux sommets d'édifices religieux, dont la croix qui surmontait la coupole du monastère des Saints Serge et Bacchus.


Maaloula (معلولا), de septembre 2013 à avril 2014, a été occupée et a été le théâtre d'affrontements majeurs entre le front d'al-Nusra (جبهة النصرة) agissant aux ordres de la CIA et les forces gouvernementales syriennes  La ville a subi des dégâts importants, incendies, vandalisme, pillage de ses églises historiques. En avril 2014,  la CIA et les "islamistes" ont été chassés de Maaloula. Des efforts importants de restauration, auxquels a largement participé la mission de SOS Chrétiens d'Orient, ont été entrepris concernant tant les habitations qui avaient été désertées et saccagées que des églises… Au-delà de la destruction du patrimoine archéologique, objet de restauration, reste peut-être encore plus préoccupant le déplacement massif de la communauté araméenne et ses conséquences dévastatrices sur la survie de l'araméen comme langue vivante toujours parlée dans cette région de la Syrie.

*   *   *
Aux environs de Lattakia visite d'Ougarit puis direction le château de Saône… avant de prendre la route, avec pour objectif tôt le lendemain Palmyre… Longue halte restauration et promenade à Tartous… Nous dormirons à Homs où nous arrivons en fin d'après-midi, la nuit déjà tombée… Notre chauffeur nous conduit vers un hôtel fréquenté par de nombreux Syriens, hôtel de bonne catégorie sans être de grand luxe mais a priori à l'ambiance sympathique et accueillante…

L'accueil ne répondra pourtant pas à notre attente… Nous décidons d'aller ailleurs. Il se fait tard. Nous contacterons un hôtel par téléphone depuis le restaurant où nous dînerons… À cette heure, et par téléphone, nos contacts n'obtiennent que des réponses évasives…

Face à nos ennuis grandissant notre restaurateur se montre d'autant plus attentionné et prévenant… Thé et douceurs nous sont offerts gratuitement à profusion… Que nous passions la nuit dans son restaurant est de plus en plus envisagé… Et voilà que l'un des convives ou un ami alerté propose de nous héberger chez lui… Quoique couchés un peu tard, ce sera une excellente nuit de repos, au calme et bien au chaud… Tôt le matin, toute la maisonnée s'affairera pour nous offrir une collation aussi copieuse que délicieuse… Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés. Une fois de plus nous avions ainsi goûté à l'hospitalité et l'extraordinaire solidarité syrienne !

Une escorte pas du tout stressée par un éventuel regain de tension !

Nous prenons donc la route en direction de Palmyre… Les services de sécurité nous donnent une escorte… Tout se passe bien et en parfaite sérénité jusqu'à quelques kilomètres de Palmyre… Alors que nous roulons, un véhicule vient nous rejoindre,  et nous demande de faire demi-tour jusqu'au précédent poste de contrôle… Là nous apprenons que la situation s'est brusquement tendue aux environs de Palmyre et l'on nous invite par prudence à renoncer à notre visite… Donc retour vers Homs… En chemin vers Damas, nous visiterons Maaloula…

Deux incidents riches de signification que tous les participants auront retenus et transmettrons à tous ceux qui hésiteraient encore à voyager en Syrie… Face aux difficultés et aux imprévus répondront toujours la générosité et l'assistance sans faille de la population… Il est aussi vrai que la situation peut brusquement devenir dangereuse, les services de sécurité veillent et restent particulièrement attentifs aux bonnes conditions de déplacement de tous, particulièrement lorsqu'il s'agit d'étrangers. Donc voyage en toute confiance !


*   *   *

La charmante petite ville de Maalula (معلولا) est l'une des plus pittoresques de Syrie, nichée sur les pentes d'un canyon de montagne rocheuse. Maalula (معلولا) était habitée dans la période romaine, comme en témoignent les restes d'un temple païen réutilisé dans l'une de ses églises. Des artefacts de la période byzantine ont également été mis à jour…

La population atteignait 15 000 habitants dans les années 1950, mais au début de notre décennie, seulement quelques milliers de personnes y avaient une résidence permanente ici. De nombreuses familles locales avaient déménagé à Damas pour de meilleures opportunités de carrière, en revenant à la ville en vacances. Maalula (معلولا) a une petite population musulmane sunnite, la plupart résidant dans sa banlieue sud-est. La communauté chrétienne est surtout répartie entre les églises catholiques grecques orthodoxes et orthodoxes antiochiennes et les églises grecques melkites.


Connue pour sa communauté chrétienne araménophone (l'une des rares survivant au Moyen-Orient), la ville était devenue un centre de préservation et de revitalisation de la langue. Le dialecte occidental de l'araméen parlé ici est considéré comme le dialecte survivant le plus proche de la langue parlée dans la Palestine du premier siècle et est donc étroitement associé à la langue maternelle de Jésus. La langue a évolué au cours de près de deux millénaires d'isolement géographique, mais demeure importante pour les études en anthropologie linguistique. Deux villages plus petits à proximité, Jubaadin (جبعدين) et Bakhaa (بخعة), ont également des locuteurs araméens.

*   *   *

Il existe plusieurs sites remarquables à Maalula (معلولا) . Dans le grand nord de la ville, Deir Mar Taqla (دير مار تقلا), un monastère de femmes orthodoxes grecques dédié à Sainte Taqla (Sainte Thècle). Elle est considérée comme un disciple de Saint Paul l'apôtre, en promouvant ses enseignements aux femmes (en particulier l'importance de la chasteté) et en devenant un symbole de l'autonomisation féminine à l'époque. Elle est considérée comme l'un des premiers martyrs du christianisme. La chapelle de la grotte au-dessus du complexe plus moderne de l'église et du monastère est, selon la tradition locale, sa sépulture. Il n'y a pas de preuve archéologique pour confirmer cette association, mais cela n'empêche pas un flux régulier de pèlerins religieux de visiter le site.





Monastère grec orthodoxe de Mar Takla


Depuis le monastère de Mar Takla…

Au nord du monastère de Mar Takla se trouve un petit ravin qui monte aux collines surplombant la ville. Dominant le ravin, le monastère Deir Mar Sarkis (دير مار سركيس) . Ce monastère catholique grec melkite est le site le plus archéologiquement important de la ville. L'église, à l'extrémité sud du monastère, a des fondations remontant à un temple païen de l'époque romaine. De nombreux autres éléments architecturaux remontent aux cinquième et sixième siècles. Saint Sarkis (Sergius) et son compagnon Bacchus ont été particulièrement vénérés dans les régions désertiques syriennes pendant la période byzantine.







Sarkis (Serge) était un officier militaire supérieur romain, commandant (primicerius) avec son officier adjoint Bacchus (secundarius) une troupe d’élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium, sur la frontière orientale de l’Empire, face à l’empire Parthe.

Aux alentours de l’an 303, durant la persécution de Dioclétien, le co-empereur Maximien en visite en Commagène (petite région au Nord-Est de l’ancien royaume d’Édesse, l’Osrhoène) voulut offrir des libations à Jupiter, mais Serge et Bacchus refusèrent d’y accompagner l’empereur du fait qu’ils étaient chrétiens. Ils confessèrent courageusement leur foi. Bacchus succomba assez rapidement sous la violence de la flagellation et des coups ; Serge subit de longs tourments. Parmi ceux-ci, il fut condamné à courir 18 miles chaussé de sandales dont la semelle intérieure avait été hérissée de pointes acérées. Pendant ce supplice, Bacchus lui apparut et l’encouragea à persévérer, lui disant qu’ils seraient rapidement réunis au Ciel. Serge fut décapité à Resafa [الرصافة] en Euphratésie de Syrie (à 200 km à l’Est d’Alep, près de Raqqa).

Leur martyre fut rapidement célèbre dans toute l’Église, comme en témoigne la présence de leur fête dans de nombreux martyrologes antiques et la grande vénération qui entoura leur reliques, ainsi que l’intérêt que leur porta plusieurs historiens ecclésiastiques, en particulier Théodoret.

Dès la paix de l’Église, la tombe des saints Serge et Bacchus dans la ville de Resafa [الرصافة] devint rapidement le plus important centre de pèlerinage d’Orient : une magnifique basilique fortifiée fut élevée sur la tombe des martyrs la ville pris le nom de Sergiopolis. Elle devint siège d’un évêché vers 431 et au début du VIème siècle c’était le siège d’un archevêché métropolitain avec cinq évêques suffragants. Sous le règne de Justinien, la ville était centre de pèlerinage d’une richesse inouïe ; on y édifia des murailles magnifiques, des citernes et autres bâtiments imposants encore visibles. Une muraille de trois mètres d’épaisseur formant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres fut même construite pour protéger des voleurs les dons magnifiques que faisaient les pèlerins. Le pèlerinage attirait en particulier les tribus arabes chrétiennes du royaume des Ghassanides. La ville fut assiégée en 543 et pillée en 616 par les Perses et déclina après la conquête musulmane, mais le pèlerinage chrétien subsista jusqu’au XIIIème siècle et les ruines encore visibles aujourd’hui sont imposantes.

Serge et Bacchus étaient universellement vénérés dans l’Empire byzantin, et tenus comme protecteurs de l’armée ; l’empereur Justinien (527 † 565) bâtit en leur honneur des basiliques magnifiques à Constantinople et à Saint-Jean d’Acre. Celle de Constantinople, devenue une mosquée après la chute de la Ville, reste un chef d’œuvre de l’art byzantin. Sa construction dura de 527 à 536 sous la conduite des architectes Isidore de Millet et Anthemius de Tralles, qui édifièrent ensuite sur son modèle la basilique Sainte-Sophie.

Le monastère Saint-Serge-et-Saint-Bacchus dans la ville araménophone à majorité chrétienne de Maaloula en Syrie remonte au moins au Vème siècle et serait l’un des plus anciens du Moyen-Orient encore en activité. Son église daterait de 313-325 et fut édifiée à l’emplacement d’un ancien temple païen ; cette église serait la plus ancienne du monde encore en activité. Le 4 septembre 2013, ce monastère de Maaloula a été attaqué et incendié par les rebelles islamistes du front al-Nosra, ses icônes (certaines du Xème siècle), de renommée mondiale, ont été brûlées, volées ou détruites, dans l’indifférence générale.

Les saints Serge et Bacchus sont particulièrement vénérés par l’Église arménienne, qui fait précéder leur fête de trois jours de jeûne préparatoire.

Leur culte se développa également assez tôt en Occident. Le Sacramentaire Gélasien contient une messe pour leur fête, et cinq lieux de culte leur furent dédiés dans Rome ; le plus ancien fut établi dans le forum romain en 678 par le pape saint Agathon (678 † 681), il fut le siège de l’une des sept diaconies cardinales de Rome. L’actuelle église des Saints-Serge-et-Bacchus-des-Monts est la paroisse romaine des Ukrainiens catholiques.

Des reliques de saint Serge parvinrent en Gaule dès le VIIème siècle et il existe toujours à Angers une basilique gothique qui lui est dédiée.
*   *   *

Lors de cette visite c'est avec réconfort que nous avons pu apprécier les restaurations, très avancées à Deir Mar Sarkis, en cours et très actives à Mar Takla… De nombreuses habitations ont également été restaurées… Malheureusement beaucoup des habitants de Maaloula ne sont toujours pas revenus…


Monastère de Saint Serge et Saint Bacchus - Deir Mar Sarkis



















*   *   *


C'était l'hôtel de Maaloula, dernier bastion des takfiris d'où l'Armée Arabe Syrienne les a délogés lors de la libération de la ville…


*   *   *


Accueillis par le père Toufic Eid, visite de la ville martyre de Maaloula… (voyage août 2015)

Toufic Eid

SOS Chrétiens d'Orient - Syria -  مسيحيي الشرق - سوريا SOS

L'Œuvre d'Orient

L'Orient le Jour : L'armée syrienne reprend le contrôle de la ville chrétienne de Maaloula (14 avril 2014)

Comment le village chrétien de Maaloula revient à la vie

Institut d'Études Araméennes - IEA

Shlama Foundation

Al Sakhra - الصخرة

Aide à l'Église en Détresse - AED

SOS Maaloula (Béziers)

Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix… de Maaloula… à Saint Julien le Pauvre (14 septembre 2015)


*   *   *



"L'Armée arabe syrienne, appuyée par le Hezbollah, a repris, lundi 14 avril 2014, la localité chrétienne de Maaloula, au nord de Damas, où trois membres d'une équipe de la télévision du parti chiite ont été tués par les bandits islamistes.
Avec la reconquête de cette cité, aujourd'hui déserte mais qui comptait avant la guerre quelque 5 000 habitants, la Syrie parachève son contrôle de la région du Qalamoun, au lendemain de l'annonce par Bachar Al-Assad d'un « tournant » dans la lutte contre l'agression exécutée sous la bannière islamiste et soutenue par une coalition de 93 pays manipulés par la CIA."